Lycée Chateaubriand de Rome.

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Publié : 18 janvier 2008
Licence : © Chateaubriand

FICHE DE LECTURE

Si c’est un homme, Primo Levi

par Vittoria P., 1ere ES

biographie de l’auteur

Primo Levi est né à Turin le 31 janvier 1919. En 1943, il s’engage dans Giustizia e Liberta (organisation antifasciste installée dans les Alpes italiennes) et se fait arrrêter le 13 décembre de la même année, à l’âge de 24 ans, par la milice fasciste. Il est ensuite déporté pour être libéré le 27 janvier 1945, date de la libération du camp par les soviétiques. Une fois la guerre finie, il épouse Lucia Morpugo, a 2 enfants et dirige une entreprise de produits chimiques. Pendant les derniers mois de sa vie, Primo Levi fut très affecté par la montée du révisionnisme et de l’indifférence. Profondément déprimé, le 11 avril 1987, il se jette dans la cage d’escalier de son immeuble. Sur sa tombe sont inscrits son nom et 174 517, son matricule à Auschwitz . Son premier livre, Si c’est un homme, paru en 1947, est une sorte de journal de sa déportation et l’un des premiers témoignages sur la vie au camp d’Auschwitz.

L’origine et écriture du livre

Si c’est un homme (se questo e un uomo en italien) est un témoignage de la vie dans les camps de concentration. Dans la préface, Primo Lévi explique que le livre, il l’a écrit pour lui-même, pour se soulager mais aussi pour les autres : les victimes du camp, les survivants, la nouvelle génération. Il devint le porte parole des victimes et de ceux qui n’ont pas la force de témoigner. Nous pouvons voir son besoin de raconter ce qui s’est passé pendant sa détention quand il est encore dans le camp, trouve du papier et prend des notes sur ce qu’il voit autour de lui, sa vie de tous les jours. Dès la libération du camp, il écrit une première édition de Si c’est un homme qui sera refusée (la guerre est encore trop présente dans les esprits). Ce n’est qu’une dizaines d’années plus tard et avec l’écriture d’une seconde édition que le succès arrive. A ce moment là, qu’il fut sollicité par des écoles afin de parler de son expérience de prisonnier. C’est en écoutant les questions des jeunes qu’il décide d’ajouter un appendice au livre en 1976 où il reprend les questions qui lui sont le plus souvent posées et y répond de la façon la plus objective possible (jamais dans ce livre il ne montre de haine envers les allemands ou envers les autres prisonniers du camp. Il ne se fait que le témoin et non le juge)

ce que raconte le livre..

Dans la première partie du livre, Primo Lévi raconte son voyage, son arrivée au camp, les humiliations subies ainsi que les premières selections faites dès la descente du train, l’inquiétude de voir partir les vieillards, les femmes et les enfants sans savoir ni où ils vont, ni ce qu’ils vont devenir. Il raconte la difficulté de la vie dans le camp, les difficultés à comprendre et à se faire comprendre à cause des nombreuses langues parlées. Il détaille les conditions de vie : le froid, la faim, la fatigue, les tortures ainsi que le vol qui subissait les prisonniers. Le chapitre 9, chapitre central du livre intitulé Les Elus et Les Damnés, expliqueà lui seul les pricipes de survie du camp, ce qu’il faut faire pour vivre et ce qu’il faut faire pour mourir. Le dernier chapitre est un journal tenu pendant les 10 derniers jours à l’infirmerie du camp (il avait la scarlatine) alors que les Allemands étaient partis à l’approche de l’armée soviétique.

Ce que j’en pense

Ce livre est l’un des témoignages les plus importants de la vie des juifs pendant la seconde guerre mondiale. C’est un livre intéressant car il décrit très précisément la vie de ces personnes, qui, lorsqu’elles étaient déportées dans les camps n’étaient plus que des chiffres. C’est pour cela que le nom du livre est : “Si c’est un homme”. C’est un livre que je conseille aux personnes intéressés à tous. C’est un livre qui fait réfléchir. Comme dirait Jérémy, c’est « un livre qui arrache »