L’Italie et la France sont deux pays qui ont désormais des liens très étroits, ce qui implique une consultation entre les deux pays sur d’importantes questions d’actualité comme la crise. Comme nous le savons tous, la crise de 2008 est un thème strictement d’actualité qui doit être encadré par deux pays proches comme France et Italie. C’est une crise économique qui nous concerne tous. Une contribution communautaire à la résolution de cette dépression est vitale. L’objectif de cette vidéoconférence, était donc celui de résumer la situation dans les deux pays, résumer les dégâts de la crise, et enfin essayer de donner une réponse commune pour faire face aux difficultés et relancer ainsi notre continent. Comme l’a dit Tommaso Padoa Schioppa, ancien ministre de l’économie italien, « cette crise est une immense crise, et le pire n’est pas fini, mais une consultation franco italienne peut jouer un rôle important qui va être gravé dans l’histoire ». La conférence vient de commencer. On donne en premier la parole à Paris, où ont pris place Enrico Letta, sous secrétaire du « Parti Démocratique » de centre gauche, Tommaso Padoa Schioppa, ancien ministre de l’économie sous le gouvernement Prodi, l’ambassadeur italien à Paris, le PDG du grand groupe financier BNL Paribas M. Bonnafe, et enfin M. Guaino, conseiller du président de la république française Nicolas Sarkozy. En Italie, nous avons eu l’honneur d’écouter l’ambassadeur de France à Rome. Les questions auxquelles on essayera de répondre sont nombreuses et très compliquées, mais on a le temps et l’envie de réussir cette rencontre. Après une brève introduction, le premier à parler est le sous secrétaire du plus grand parti de centre gauche Enrico Letta. Il aborde un premier point qui, à notre avis, a été fondamental : le traité de Lisbonne. En effet, nous rappelant les objectifs que l’on avait posé sur l’agenda de Lisbonne, Enrico Letta réussit à nous faire parvenir un message très clair : « les buts et les objectifs n’ont pas été atteints ». Soulignant la culpabilité de la finance dans cette crise, et incitant les Etats européens à mieux réguler les marchés grâce à une intervention de l’Etat (qui selon lui n’a pas encore pris en main le problème des réglementations financières), qui doit être désormais plus forte et structurée. Letta rappelle comment en 2010 selon le traité de Lisbonne, l’économie européenne devrait devenir le premier pôle mondial de croissance et de bien être. Or, toujours très subtil dans ses raisonnements, il souligne le fait que nous sommes toujours derrière les Etats-Unis, et que cette crise a été le preuve que certains pays européens ont eu une croissance forte seulement grâce à une spéculation financière non négligeable. Il propose très clairement une relance qui passe par le domaine énergétique, et la création d’une vraie et propre « union économique », qui puisse surveiller plus attentivement le monde de la finance et de l’économie en général. Après l’intervention très intéressante de M. Bonnafé (BNP-BNL), qui nous a expliqué brièvement les causes qui ont fait sortir plus vite la France de la crise, c’est le tour de Tommaso Padoa Schioppa. Ancien ministre de l’économie italienne sous le gouvernement Prodi, Padoa Schioppa rappelle que « le pire de la crise n’est pas encore arrivé », et que pour pouvoir permettre aux générations futures une croissance « saine », il est vital aujourd’hui de soutenir une croissance mondiale plus soutenue, et donc d’abaisser les rythmes de la précédente, qui étaient à son avis « trop rapides et sauvages ».
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CR de Victoria Perez, PDF, 194.5 ko
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Dernière mise à jour : lundi 6 septembre 2010